Avant d'être ce "Papillon", Monsieur Orange n'a jamais été une vilaine chenille. Pas de cocon ni de chapelle donc, pour cette envolée lyrique sérieusement alambiquée. L'insecte fou nous mène par le bout de la chanson et nous trimballe, effarés, d'une pop énergisée à l'electro à une poésie angoissée mais vivement sensuelle, le tout nimbé de guitares et de cordes invraisemblablement estourbillantes. Totalement ivre, la croisière du "Papillon" part en vrille et fait des loopings arrière en rase motte au dessus de volcaniques éruptions de mots qui, en vrai, sont des poèmes.Secoués et envoutés, on assiste à cette sarabande d'idées folles et l'on regarde s'éloigner ce drôle de Papillon vers le royaume des fleurs qui ne fânent pas.





