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Artiste

Akeïkoi

Le groupe AKEÏKOI a été crée en 2000 sous la forme d'un collectif appelé à l'origine « Akeïkoi From Connexion », connexion de deux groupes : Caline Gerorgette et Yelemba d'Abidjan.
Cette formation, est issue de la rencontre entre les frères Livenais, originaires des « Froms », lieu-dit situé entre Nantes et Angers et Lassina Coulibaly, dont le quartier général se situe à « Akeïkoi » en banlieue populaire d'Abidjan.
Groupe de rock speed et funk, Caline Georgette aura marqué ceux qui les ont vu sur scène par son tonus, sa rage et son originalité. Caline Georgette c'est plus de 400 concerts entre 1992 et 1995 en Europe ou en France, dont une prestation très remarquée aux Printemps de Bourges en 1993.

Preneurs de sons dans l'âme, musiciens talentueux et déterminés, après leur premier album « Des clous », les trois frères Livenais travaillent avec de nombreux musiciens d'influences diverses, s'intéressent aux musiques du monde et voyagent souvent en Afrique.
En 1994, ils rencontrent le chanteur togolais Jimi Hope et feront avec lui quelques concerts en France, notamment aux Francofolies de La Rochelle et une tournée au Togo et au Bénin en 1995.
Avec Jimi Hope, ils enregistrent « Tôt ou tard », disque collector indispensable annonçant déjà la naissance d'un rock africain, dans lequel on perçoit déjà une autre idée de la fusion des cultures. C'est dans le quartier d'Abidjan « Akeïkoi », que Lassina Coulibaly, artiste polyvalent d'origine Sénoufo et initié par ses maîtres, s'installe pour former la troupe Yelemba en 1995, avec l'aide de l'association nantaise Planète Tam Tam.

Entre tradition et modernité, Yelemba travaille et revisite le large répertoire multi-ethnique de la Côte d'Ivoire. Musiciens, danseurs, chanteurs et acteurs exceptionnels, ces artistes complets présentent leurs spectacles, en Europe et à l'international. Cinq de ces musiciens (ivoiriens, guinéens et burkinabés) conduits par Harouna Dembélé le chef batteur de la troupe, exploreront de nouvelles voies au sein d' AKEÏKOI, en apportant leurs rythmes et chants traditionnels (en Sénoufo, Dioula), les percussions à peaux tendues et autres balafons, ainsi que des instruments sacrés rarement entendus dans le monde, comme les boloyes. Ce laboratoire sonore laisse une large place aux performances, à la danse et au spectacle.
Après plusieurs années de découverte mutuelle et d'adaptation musicale entre les membres du collectif, le premier album d'AKEÏKOI « Binkafô » sortira en 2002 sous le label Hors-Normes Productions, suivi d'une tournée nationale en 2003 et 2004. « Binkafô » sera l'album de la rencontre entre deux mondes qui devront cohabiter, celui du rock brut et de la musique ethnique africaine. L'enregistrement ne pourra se faire qu'en prise live et le groupe en ressortira encore plus expérimenté.

Le conflit en Côte d'Ivoire viendra perturber et fragiliser le travail du groupe pendant 2 ans; mais la profondeur du projet, l'intensité créative et la détermination des musiciens permettront à AKEÏKOI de refaire surface, avec une incontestable maturité artistique et une forte motivation à porter leur projet sur le devant des scènes du monde entier.