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Album

Talk the Talk

Description

En 2015 Brain Damage présentait l’album « Walk the walk », unanimement salué par la critique, et désormais considéré comme l’une des pièces maîtresses de sa discographie. L’enregistrement de l’album au mythique « Harry J Studio » (Bob Marley, Steel Pulse) fut l’occasion pour Martin Nathan de rencontrer de nombreuses légendes du reggae, avec lesquelles furent composées chacun des dix titres originaux constituant l’album. On peut ainsi retrouver sur le maxi Horace Andy, Willi Williams, Winston Mc Anuff, Ras Michael ou encore Kiddus I. Un an après, Brain Damage revient avec « Talk the talk », album compilant les versions dub de chacun des morceaux du précédent opus. Pour les mettre en valeur le producteur stéphanois a choisi de faire appel à une autre légende en la personne de Father Wee Pow, créateur de l’incontournable sound system Jamaïcain Stone Love, qui fait la pluie et le beau temps sur l’île depuis 1972 !

« Talk the talk » est parsemé de manipulations de textures sonores parfois bruitistes, juxtaposées aux refrains ravageurs des Elders. Chaque version dub est ainsi travaillée à grand renfort d’échos, de réverbérations, de faux accidents, le tout témoignant d’une grande maîtrise. L’une des particularités de « Talk the talk » est que chacun des titres se conclue systématiquement par des interventions vocales sous forme d’extraits d’interviews des différents chanteurs, comme si c’était une façon de leur rendre hommage.

Paradoxalement, si Brain Damage est depuis de nombreuses années considéré comme l’un des principaux acteurs de la scène dub française et internationale, on a le sentiment que « Talk the talk » est son premier véritable album dub. Si il s’apparente à un exercice de style, il est surtout un élément essentiel au sein d’un projet plus conséquent, auquel vient s’ajouter une autre partie nécessaire à sa compréhension, sous forme de documentaire cette fois ci.
Accompagné lors de son séjour jamaïcain par le réalisateur Wasaru, il est apparu comme une évidence à Brain Damage que la matière qu’ils tenaient avec « Walk the Walk » dépassait le cadre artistique : entendre ces légendes vivantes raconter leurs souvenirs d’enfance a en effet une valeur patrimoniale significative. Entre photographie de la vie jamaïcaine des années 60 et 70, anecdotes sur les personnages et événements mythiques de l’île et confidences intimes, ce sont autant d’histoires dans l’Histoire que racontent en 8 épisodes cette« série documentaire ».

L’expression anglaise « talk the talk, walk the walk », qui signifie « joindre le geste à la parole », paraît parfaitement illustrée par ce projet dans sa globalité, tant chacun de ses aspects a été pensé et intellectualisé avant même sa réalisation.

Présentation des épisodes du DVD

EPISODE 1 : HORACE ANDY
Le chanteur à la voix reconnaissable entre mille raconte ses débuts sans langue de bois! Comment il fut repéré, chantant pour lui dans la rue, par un passant l’envoyant à Phil Pratt, l’enregistrement de son premier titre en 1967 à l’âge de 16 ans (et son premier joint!), ses carrières avortées de mécanicien, plombier, maçon, cuisinier, ou ses idoles : Jimi Hendrix ou Dillinger.

Episode 2 : Ras Michael
Illustration saisissante d’une certaine condition sociale, Ras Michael a connu la vie pauvrissime du ghetto, sans toit pour dormir ni même de chaussure, gagnant à peine de quoi manger aux jeux de hasard. Premier rasta a avoir une émission de radio, en 1967, Ras évoque également comment Bob Marley lui a «emprunté» certaines de ses chansons, ou ses souvenirs du mythique One Love Peace Concert de 78.

Episode 3 : Kiddus I
Kiddus parvient a lié le souvenir très personnel de sa relation spéciale avec sa grand mère et critique politique et sociale d’une grande finesse. Celui qui a grandi entre ville et la «wild life» de la campagne, explique à travers un discours écologiste simple et intelligent la pression du système pour empêcher l’autonomie.

Episode 4 : Willi Williams
Entre multiples déménagements à travers l’île et évolution au milieu de musiciens célèbres (Alton Ellis, Ken Boothe, Sly Dunbar), l’élève Willi Williams se prend de passion pour l’histoire à l’école, et raconte comment celle de l’esclavage a orienté sa musique et fait de la visite en 1966 d’Haïlé Sélassié en Jamaïque un évènement marquant dans sa vie.

Episode 5 : Winston McAnuff
L’épisode évoque pêle-mêle l’amitié qui lie Winston à Stephen Stewart, son improbable entrée en transe durant l’enregistrement du titre de Brain Damage Lion and goat, mais aussi et surtout la sombre affaire de la chanson Malcolm X. Classique du reggae, ce titre d’abord interprété par Earl 16 en 1975 connait un énorme succès lorsqu’il est repris par Dennis Brown en 1977, sans que jamais son auteur - Winston - ne soit crédité...

Episode 6 : Sam Clayton Jr.
Personnage clé de l’album le producteur et ingénieur du son de renom habitué à naviguer entre la France et la Jamaïque raconte la genèse du projet : son amitié pour Brain Damage, la façon de travailler avec Stephen Stewart, et les rencontres (parfois insolites) qu’il a su provoquer.

Episode 7 : Stephen Stewart & Harry J Studio
Celui qui en a repris les rennes depuis 17 ans retrace l’histoire du Harry J Studio. Fondé en 1972 avec l’intention de n’avoir rien à envier aux grandes références new yorkaises et internationales, le studio a marqué l’histoire du reggae et accueilli Bob Marley, Toots, Burning Spear, Pete Tosh ou Jimmy Cliff.
Stephen évoque avec humilité un de ses secrets : une pièce spéciale...

Episode 8 : Martin Nathan AKA Brain Damage
Martin retrace la genèse du projet, de ses envies de duo à l’évolution impulsée par ses discussions avec Sam Clayton. L’idée finale survient avec la mort de John Holt, et l’envie d’évoquer les souvenirs de jeunesse de ces artistes - dans quel contexte ils ont grandi, qui les a élevés, avec quels moyens, dans quel quartier - prend alors un aspect testimonial.

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