Jean-Marc Foltz : clarinettes, percussions
Stéphan Oliva : piano, percussions
Bruno Chevillon : contrebasse, percussions, voix
GIACINTO SCELSI (1905-1988) fut sans doute l’un des créateurs les plus marquants et les plus étranges de la seconde moitié du vingtième siècle. Ses musiques vocales, instrumentales ou orchestrales ouvrent l’interprète et l’auditeur à des sphères expressives et poétiques inouïes. La suite Soffio di Scelsi a beaucoup de points communs avec les préoccupations du maître: on y ressent surtout l’idée du souffle, car cette très belle musique improvisée respire aussi la liberté, l’originalité. PIERRE MICHEL
En jouant la musique de Scelsi pour la première fois en 1992, j’ai été bouleversé par sa puissance. Elle
résonnait en moi du plus profond. Trop tard pour une rencontre d’homme à homme, il était parti vers d’autres horizons quatre ans plus tôt. Il restait l’essence et le désir, puis peu à peu la découverte de sa pensée. Le son est le premier mouvement de l’immobile… Scelsi touche en plein centre le musicien qui improvise; c’est de
l’intérieur du son que naît sa musique.Tour à tour rêve, réminiscences et incantation, cette musique improvisée
est le tissu de souvenirs d’une rencontre qui n’était possible qu’en songe… et un hommage, traversés par un souffle de Scelsi… JEAN-MARC FOLTZ
Les improvisations collectives et le minutieux travail de Jean-Marc, Bruno et Stéphan sonnent comme "des
compositions spontanées" avec balance, structures, les dialogues entre les instruments sont raffinés et profonds, d’une grande sensibilité. Le résultat est magnifique, intense, sensible, le son est beau avec tout le respect et l'écoute qu'il faut. Scelsi aurait aimé. JOELLE LEANDRE







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