Faisant suite à la froideur quasi-clinique et claustrophobique de "9 : solfatares" (2005) et aux climats tendus electro-post-industriels de l'obsessionnel "Eloge de la compression" (2007), TORSO propose "rien de nouveau [en quelque sorte]", Un titre clin d'œil pour un album qui, justement, marque une évolution importante dans la musique du duo strasbourgeois.
Si les sons, désormais clairement identifiables, de TORSO et la voix mi-chantée mi-parlée de VinZ constituent toujours la marque de fabrique du groupe, le propos change de façon spectaculaire ; Les références au post-punk se font de manière décalée. Les structures des morceaux s'avèrent plus riches, des refrains font leur apparitions et des bribes d'humour pointent ici et là à travers la poésie noire de l'expressionnisme des textes : "Je sniffe du Biactol pour avoir la peau saine...".
Tout ceci contribuant à faire de "Rien de nouveau [en quelques sorte]", un album surprenant et varié, comme une espèce de chaînon manquant entre The Cure et Hubert-Felix Thiéfaine.