Maybe the last

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Aussi de cet artiste

Noone est ce qu'on a coutume d'appeler un artiste atypique. Son parcours débute très jeune apprenant tour à tour le piano, le trombone, le saxhorn ou bien la basse avant de découvrir la musique électronique pendant ses années d'étude à Emile Cohl où il étudie le graphisme et l'illustration.

Dès 2006, il réussit à éveiller la curiosité du label BEE Records, dont il rencontrera les représentants durant une BEE Night. La collaboration née ce jour-là, permettra quelques mois plus tard, la sortie du premier maxi intitulé Fragments à la fin 2006 puis un premier album Grenadine, sorti en avril 2009.

Depuis, Noone a bien grandi, désormais aguerri par la scène et ses précédentes productions. De ses lives, aux côtés de grands noms tels que Milanese, Clark, Flore ou encore Beat Torrent, il apprendra à travailler encore sa musique et à l'adapter toujours de manière surprenante. De ses collaborations avec Nekochan ou encore Morning Crash, il approfondira les subtilités du travail de mixage.

Des travaux qui finissent par se ressentir dans ses productions.

Voici la naissance d'un nouveau héros incarné par le maxi: Maybe the last. Tel un Astro Boy version noire, Noone livre une pièce différente et surprenante qui tranche avec le côté habituellement ludique et volontairement naïf de ses productions. C'est dans une excitation contenue que le maxi s'ouvre sur le morceau évocateur Fuck the world, ses kicks gonflés à bloc, ses hurlements de machines et sa basse sombre annonçant dans la foulée le ténébreux Dead, ses breaks distordus et sa mélodie catchy. Sur Boring little boy, Noone nous offre sa voix, plombée et obscure sur un morceau massif et tranchant comme une lame de rasoir. Seul Big Brother fait un clin d'œil subtil à ses productions antérieures avec sa mélodie typiquement Noonienne ! Carnage, quand à lui, laisse exprimer sa rage grâce aux lyrics acérés de K1000 pour une collaboration de haute voltige mêlant hip hop et dubstep.

Une riche évolution qui confirme le génie de Noone et ne le confine pas dans un style réducteur mais comme un véritable artiste aux influences et envies diverses. Un artiste qui mue, change de costumes, expérimente, réfléchit, travaille, s'entraine et s'affirme tel un super héros Marvel. En espérant que ce ne soit pas vraiment son dernier opus comme ce titre provocateur le suppose !

Janvier 2010
Janvier 2010
Janvier 2010
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