« 6 heures, la pluie tombe sur la capitale, et à l'heure où la plupart de mes congénères s'apprêtent à rentrer dans l'automate, le dernier opus de B R OAD WAY tourne sur ma platine ... En ouvrant une dernière bière, je reconstruis le parcours de ce groupe, en passe de devenir essentiel ...
Un premier album, sorti en 2004, dérivant vers l'expérimental, et puis, les mois passant, ces Stéphanois assument de plus en plus leur affinité avec la pop, avec comme préliminaire à cette mutation la rencontre avec Angil, sous le pseudonyme de John Venture, qui fut largement saluée par une presse unanime. Je me souviens les avoir découverts au Printemps de Bourges, dans une salle comble retournée par le show ... Puis je me rappelle la première sensation, en 2008 lors de l'écoute de leur deuxième album, Enter the Automaton ... Surprise, excitation et interrogations ... Ils ont prouvé, à mes confrères et moi même, qu'ils savaient où ils allaient, et que le costume des grands, revêtu à l'époque par John Venture, non seulement n'était pas une erreur de parcours, mais leur allait à ravir ... Enter the Automaton nous a à tous démontré que B R OAD WAY avait sa place aux côtés de Notwist et autres Why? au sein de cette confrérie de projets riches et perturbants.
D'ailleurs, lors de notre entrevue au mythique studio Abbey Road, à l'occasion du mastering de Gang Plank, Fabb m'avait confié, que, pour B R OAD WAY, rencontrer un Quatuor à cordes, le temps d'un spectacle et d'un EP, relevait du fantasme ...
Des enfants de la Pop, certes, mais qui redonnent à ce style, abimé par le temps, ses lettres de noblesse! »
P.M





Vos avis
Très bon concert au Zenith!