"Drinking song" fait la part belle à des atmosphères éthérées, emplies de voix lointaines. La recherche de nouvelles textures sonores se nappe d'un romantisme diffus. Les guitares et les claviers se font doux, presque caressants, parfois submergés de beats qui apporte d'autant plus de relief qu'ils sont rares et subtilement distillés. Les chœurs, les échos donnent une dimension presque mystique à l’ensemble. Les compositions de l'album fascinent par leur beauté.
Matt Elliott a le don de transporter l’auditeur dans un monde parallèle, de faire appel au souvenir et à l’imagination. Sa musique envahit l'espace et crée une atmosphère lancinante, hypnotique.
Mais les mélodies fragiles et délicates de "Drinking songs" sont tout sauf innocentes, et s'avèrent vite par leur beauté et leur étrangeté, fascinantes et déstabilisantes. Si bien qu'au fur et à mesure des écoutes, on réalise que l'ombre de Third Eye Foundation ne plane jamais très loin. Elle finit même par s'imposer sur "the maid we messed", le titre de 20 mn issu des dernières prestations live de Matt qui clôt l'album.










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