Le récent EP vinyle "Bobby Fischer" l'annonçait, "Diesel dead machine", second album du groupe le confirme : Zëro accélère le rythme sans rien perdre de ses capacités à le perturber et à développer des arrangements d'une richesse rare. On sent que le groupe a tourné, l'énergie brute des concerts est ici restituée avec ferveur, le son Zëro s'affirme.
Pas besoin de haute technologie pour bien faire. Ici, tout est fait comme il l'a toujours été, live et en groupe, entre rigueur et totale décontraction, le son étant leur seul motif de perfectionnisme et d'obstination. Il suffit de les voir en concert pour le comprendre.
C'est sans doute là que le message de Zëro se révèle, approchant avec une totale liberté d'expression ce que le rock représente à leurs yeux: un métissage de cultures et d'influences où le punk des premiers Devo, le jazz d'un Sun Ra et le blues d'un Captain Beefheart ne sont pas étrangers mais complètement assimilés.









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