"Lousadzak", formation en septet, est crée en 1994, année de publication d'un premier disque (emv 1001).
Les origines arméniennes de Claude Tchamitchian en ressortent tant par les mélodies que par un fonctionnement d'ensemble qu'il veut proche des orchestres orientaux: la mélodie comme ossature principale, dont les multiples contre-chants organisent des chassés-croisés qui font alors naître l'articulation ryhtmique et la réelle structure de l'oeuvre.
Dans la continuité de ce mouvement vient à Claude Tchamitchian l'envie d'écrire une suite orchestrale excacerbant les caractéristiques de Lousadzak. A la suite de deux voyages en Arménie, les chocs émotionnels vécus dans ce pays d'origine provoquent chez lui la révélation forte et intime de la peinture d'Henri Basmadjian donnant soudain sa cohérence à l'idée orchestrale.
C'est donc une suite dédiée à Henri Bassmadjian qui fait l'objet de l'écriture en collaboration avec les musiciens de Lousadzak, plus six autres qui tous ont été choisis pour les mêmes raisons : qualité de timbres, personnalité, dimension d'interprète comme de compositeur.
Une extraordinaire franchise, des blocs monochromes, puissants, monolithiques, une instabilité de proportions soigneusement pré-établie à la manière des peintures rupestres, expriment chez Henri Bassmadjian toute son extraordinaire sensibilité. Pour Claude Tchamitchian, son apparente simplicité d'expression et sa force incontournable impose l'évidence, l'essentiel. Il y trouve là le principe fondamental de sa composition.
La musique du Grand Lousadzak se présente comme une suite d'un seul tenant dont la largeur orchestrale permet d'explorer le travail sur les rapports proportions/disproportions, écritures monilithiques/contrepoints, timbres et matières; il est assez important pour générer des sous-groupes devenant parfois autonomes. L'écriture basique de chaque instrument reste volontairement simple car elle permet une parfaite lisibilité des jeux d'effets et de croisements des éléments précedemment cités.
Peinture tournée essentiellement vers l'humain pour Henri Bassmadjian, la musique et l'expression / interprétation du Grand Lousadzak se veut un hommage à l'engagement de cette humanité.
| 01 Part 1 | 09' 29" |
| 02 Part 2 | 08' 09" |
| 03 Part 3 | 13' 27" |
| 04 Part 4 | 14' 00" |
| 05 Part 5 | 05' 31" |
| 06 Part 6 | 07' 18" |
| 07 Pour Boni | 06' 58" |