Tout d'abord le nom « audioclockers » vient directement du film de Spike Lee lui-même inspiré du roman d’un enfant du Bronx, Richard Price. Les "clockers" sont ces petits dealers de rue qui vendent le crack, ce démon du ghetto, au coin des "project", véritables cités dortoirs à la manière américaine dans une ambiance de survie quotidienne. Nos « Audioclockers » en ont donc détourné le sens pour se définir comme des petits dealers de son, des vendeurs au détail qui marchandent leur son brut pour nous aider à survivre un peu plus dans la fournaise qui nous entoure.
L’album nous traîne ainsi vers toutes les stations de l' « Underground Railroad » de la musique : le jazz, la soul, le reggae, le rock, la drum and bass et l'electro, cette expérimentation sonore tout azimut permise par les machines actuelles. Le carburant de cette locomotive est une énergie principalement hip-hop, culture toujours refondatrice par excellence. En témoigne le premier partenaire de « Dtracks » sur ce projet : « DJ Blat X ». C'est une première démarche salvatrice que de replacer au coeur d'un disque de rap le DJ et son art, le scratch, cette pratique musicale inventé par le hip-hop.
Du côté des MC figure une poignée d'Américains issu de la scène indépendante : Artoo, Turtle Handz, Silas Blak and the silent lamb et Aamir de Escape Artists, Specsone, Perseph’One…
Du coté des français on retrouve LO’ chanteuse jazz talentueuse ainsi que La main gauche (K2C) et Badem (K2C).
Bonne écoute à vous tous.