En 2011, Cosmos70 signe son retour avec un second album A Poet with Nothing to Say, livrant enfin une suite à Voices sorti sur BEE Records en 2008. Ces trois années auront permis au groupe de préparer méticuleusement ce nouvel opus, cherchant à travailler une énergie et un son plus pop-psyché-rock. Le résultat est un album soigné et sensible qui a vu Michel Robiche comme chanteur.
On retrouve sa voix sur quatre titres : In my Bones, le psychédélique Youth, The Poison ou encore l’entêtant Zombie Nation, remplaçant pour un temps les voix synthétiques ou samplées si chères au groupe. Si le premier album pouvait paraitre sombre et mélancolique de prime abord, ce nouvel essai sonne plus lumineux et chaleureux : Selma laisse entendre des mandolines aériennes tandis que The Wave joue et surfe sur l’écume d’une gigantesque vague hallucinogène. Tantôt rock sur Turmoil, naïve et douce sur Merry-go-Round ou plus symphonique sur Sea of Rains et Holy Wheel, la musique de A Poet with Nothing to Say s’affirme comme pleine de reliefs décrivant tour à tour les différentes facettes d’un même monde.
L'album, qui sonne comme le plus abouti dans la discographie du groupe, est en plus un véritable objet : le digipack réalisé par Aurélien contient un livret où textes, fonds et formes s’entremêlent et s’interrogent dans une esthétique aux frontières du psychédélisme et de l’optical art.
Un bijou !