"9 : solfatares" indique le dépôt de souffre à la commissure de la bouche d'un volcan endormi, et sonne comme un nom de cocktail. Le solfatare puissance 9, à base de vodka russe et de grappa italienne servi dans un nuage de fumée de carboglace. "9 : solfatares" est bien ce point de rencontre entre le feu et la glace, entre le suçon et l'hématome, entre la cendre et la boue. Un disque peuplé des fantômes du peintre allemand Max Beckmann qui a fui le nazisme pour mourir en exil à New York, du poète russe et maudit Maïakovski qui s'est tiré une balle dans le coeur à l'âge de 37 ans ou de Bukka White, âme noire du blues de Memphis qui composa ses plus belles chansons dans les murs du pénitencier de Parchman. Stagger Lee vs Conrad Veidt ?
Torso défini sa musique entre la cold wave de Joy Division, le spoken word de Programme et les guitares Fender Jazz Master du Pornography de Cure, dans des thèmes qui grondent comme des secousses telluriques et dans des mots qui se gravent dans un frémissement de peau, sur des rythmes souples et reptiliens à la surface desquels courent des affleurements électroniques.
| 01 Le Meilleur Des Mondes | 05' 35" |
| 02 Juillet 1942 | 05' 04" |
| 03 Encore De L'air | 04' 34" |
| 04 Bukka White | 06' 50" |
| 05 L'épreuve Du Feu | 05' 40" |
| 06 La Maison (Lost Keys Mix) | 04' 24" |
| 07 Max Beckmann (Neue Sachlichtkeit Mix) | 06' 21" |
| 08 Pologne | 03' 42" |
| 09 On Répète Comme Des Singes Ce Qu'on Nous Dit De Penser (Clever Monkeys Mix) | 04' 33" |