Dans un grenier de jeune fille, on perçoit un chant profond : Léo Ferré.
Cette jeune fille lyonnaise, prestigieuse à mes yeux, sachant "dérisionner", ludionne, me fait soudain entendre la voix de Léo : quand on y entre on n'en sort jamais tout à fait ...
Aujourd'hui ? Que pourrais-je dire de lui, quel mot me viendrait ?
- RE- BEL- LION ? -
- Que toutes ses musiques soient en ré ?
Pas que je sache!
Qu'elles s'adressent toutes aux belles ? - mmmm ...
Que Léo soit un lion ?
Oui, un roi qui rugit, sombre et sûr, mais dans un lieu qu'il voile, un sourire persistant, à fond de cale pris dans la musique.
Il a mis en musique, chanté les poètes comme personne. Il les a rapprochés du monde, eux qui l'intimidaient, ce monde.
Et il a fait des chansons magnifiques sans ambition d'être poète pour notre bonheur.
C'est cet élan généreux que j'aimerais restituer ...
Léo, je t'ai rencontré et tu as pleuré quand nous te chantions.
J'espère que de là-haut, tu riras.
Vicente Almaraz ne connaissait pas tes chansons, j'ai profité de sa fraîcheur, de sa curiosité, de son inventivité, de son âme flamenca et nous avons serré la toile des notes menues, indispensables à ce chant latin emporté mais tenu qui nous était pour finir bien familier.
Sapho
PS : J'ai choisi le flamenco pour envelopper ton chant \ quelque chose m'a dit que cela ne t'aurait pas déplu ...
Répertoire
Ferré et les poètes
Il n'aurait fallu (Aragon)
Je vous vois encore (Verlaine)
Est-ce ainsi que les hommes vivent (Aragon)
L'Etrangère (Aragon)
Chanson de la haute tour (Rimbaud )
L'Etranger (Baudelaire)
L'Affiche rouge (Aragon)
Ferré et l'Espagne
Intro solea flamenca
Le Flamenco de Paris
L'Espoir
Le Bateau espagnol
Les Grands classiques de Ferré
Le Temps du Tango
Monsieur Williams
La Chambre
Comme à Ostende
Avec le temps





Your thoughts
No comments yet...